lundi 5 octobre 2009

"La liaison et la logique poétique au cinéma, voilà ce qui m'intéresse"


Inspiré d'un roman de Stanislas Lem, l'action de Solaris se déroule dans un futur où la découverte d'une nouvelle planète agite la communauté scientifique. Parmi les nombreux mystères alors soulevés, le plus énigmatique réside dans le fait que la surface de l'astre serait entièrement couverte d'un immense océan dont certains pensent qu'il s'agirait, en réalité, d'une forme de vie autonome et douée de raison. Les recherches piétinant depuis des années ainsi que le silence insistant de la station ayant été envoyée en reconnaissance, les laboratoires de solaristique se trouvent menacés de fermeture. Arrive alors sur terre un message inespéré en provenance de la station, celui-ci relançant l'intérêt général autour de la mystérieuse planète. Les autorités décident d'envoyer sur place le psychologue Kris Kelvin, célèbre pour ses nombreuses recherches sur la planètes Solaris...
Andreî Tarkovsky nous propose ici un film psychologique, onirique et méditatif, dans lequel l'âme humaine et ses traumas les plus enfouis sont minutieusement sondés. Au travers de la mise en scène des tourments d'un homme livré à la résurgence d'un passé douloureux et confronté à ses souvenirs les plus réprouvés, il tente de révéler la part insaisissable de l'être tragique en proie aux obsédants fantômes qui hantent les zones les plus obscures de l'inconscient.























mardi 29 septembre 2009

Les bisch ja nich im Stich VIII

Michael Krebber

Originaire de Cologne, proche de Martin Kippenberger, Albert Oehlen et Kai Althoff, Michael Krebber aborde la peinture au travers d'une pratique dérivant entre conceptualisme et attitude dandy. Surface, espace, couleurs et composition ne sont pas ses seules et uniques préoccupations. Il s'applique également à penser l'artiste comme producteur d'attitudes et, partant de là, d'envisager la production d'œuvres d'art sur un mode décalé à la fois introspectif et provocateur.























lundi 31 août 2009

PRO! VO! KA! TION!


Klaus Staeck, né le 28 février 1938 dans la petite ville de Pulsnitz en Allemagne, est designer et caricaturiste.
Il occupe depuis 2006 le poste de directeur de l'Akademie der Kunst de Berlin.
Il est principalement connu pour le travail qu'il entame à partir des années 60 et qui s'inscrit dans la grande tradition du collage à caractère politique qui va de Rodtchenko à John Heartfield en passant par Raoul Haussman. Il utilise un vocabulaire d'une ironie mordante, s'inscrivant en cela dans l'esprit cher à ses prédécesseurs dadaistes ou surréalistes, afin dénoncer les travers d'une société moderne à la dérive. Règne de l'argent roi, chauvinisme, démagogie et perspective d'une catastrophe écologique imminente représentent autant de menaces que les posters de Staeck mettent en scène avec une acuité sans cesse accrue.













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